{"id":2113,"date":"2016-11-25T18:01:26","date_gmt":"2016-11-25T17:01:26","guid":{"rendered":"http:\/\/winestory.org\/?p=2113"},"modified":"2016-11-25T18:18:37","modified_gmt":"2016-11-25T17:18:37","slug":"rechauffement-climatique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/winestory.org\/?p=2113","title":{"rendered":"R\u00e9chauffement climatique"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">S\u00e9cheresse et chaleur : le r\u00e9chauffement climatique br\u00fble la vigne.<\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Mais l&rsquo;avenir pourrait bien se trouver dans le pass\u00e9 : les vignerons d\u00e9couvrent que les c\u00e9pages ancestraux, sacrifi\u00e9s sur l&rsquo;autel du rendement, sont en fait plus r\u00e9sistants.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Sur une petite parcelle nich\u00e9e entre ch\u00e2teaux et villages gersois, au milieu des champs de bl\u00e9 au chaume grill\u00e9 par le soleil, quelques rang\u00e9es de vignes hautes abritent 37 c\u00e9pages.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0Plant de Cauzette\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0N\u00b05\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0tardif\u00a0\u00bb, etc. Certains portent des noms qui tutoient le Moyen-Age. D&rsquo;autres, estampill\u00e9s \u00ab\u00a0inconnus\u00a0\u00bb, n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un num\u00e9ro.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\"> Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts lors de prospections d\u00e9but\u00e9es d\u00e8s les ann\u00e9es 90, puis amen\u00e9s \u00e0 Loussous-D\u00e9bat (Gers), dans un conservatoire d\u00e9tenu par la coop\u00e9rative Plaimont, qui produit 40 millions de bouteilles par an.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">C&rsquo;est dans ce mus\u00e9e vivant de la vigne, le plus grand de France \u00e0 fonds priv\u00e9, que s&rsquo;invente l&rsquo;avenir du vin. On y teste des c\u00e9pages qui sont autant de tr\u00e9sors oubli\u00e9s, certains retrouv\u00e9s dans des vignes datant d&rsquo;avant la crise du phylloxera, qui a d\u00e9cim\u00e9 la viticulture au XIXe si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0Avant le phylloxera, il y avait beaucoup plus de c\u00e9pages. Puis on a voulu faire du volume, alors on a favoris\u00e9 quelques vari\u00e9t\u00e9s \u00e0 fort rendement, abandonnant les autres\u00a0\u00bb, explique Andr\u00e9 Dubosc, fondateur de Plaimont et vigneron depuis trois g\u00e9n\u00e9rations. \u00ab\u00a0Mais aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est le retour du boomerang\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0Prenons l&rsquo;exemple du manseng noir\u00a0\u00bb, explique Nadine Raymond, directrice Recherche et D\u00e9veloppement chez Plaimont, en soupesant une grappe de raisin quasi-m\u00fbre. \u00ab\u00a0Des archives de 1783 parlent de lui comme \u00ab\u00a0celui qui fait le bon vin\u00a0\u00bb mais, apr\u00e8s le phyllox\u00e9ra, on avait besoin de volume. Le tannat a donc remplac\u00e9 le manseng noir\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une v\u00e9ritable r\u00e9surrection. \u00ab\u00a0On en a retrouv\u00e9 quelques pieds et on a d\u00e9couvert qu&rsquo;il s&rsquo;adapte au r\u00e9chauffement climatique\u00a0\u00bb, explique la chercheuse de Plaimont, qui produit 98% de l&rsquo;appellation Saint-Mont et 48% des Madiran.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">2,5 degr\u00e9s en plus depuis 1984<\/span><\/strong><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\"> Le manseng noir fait \u00ab\u00a0moins d&rsquo;alcool\u00a0\u00bb, explique Mme Raymond. Alors que le tannat, c\u00e9page dominant des vins gersois, \u00ab\u00a0peut atteindre parfois 16 degr\u00e9s\u00a0\u00bb, soit un taux d\u00e9j\u00e0 maximal, pr\u00e9cise Andr\u00e9 Dubosc.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Or le r\u00e9chauffement a d\u00e9j\u00e0 fait augmenter le taux d&rsquo;alcool de 2,5 points entre 1984 et 2015, selon une \u00e9tude du laboratoire Dubernet r\u00e9alis\u00e9e sur un \u00e9chantillon de vins du Languedoc-Roussillon.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Le \u00ab\u00a0stress hydrique fort\u00a0\u00bb, induit par la s\u00e9cheresse, \u00ab\u00a0bloque la maturit\u00e9: le grain se concentre, il y a beaucoup de sucre et donc plus d&rsquo;alcool\u00a0\u00bb, r\u00e9sume Jean-Louis Escudier, ing\u00e9nieur de recherche INRA \u00e0 Pech Rouge (Aude).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Il y a urgence: \u00ab\u00a0depuis 2000, il s&rsquo;\u00e9vapore plus d&rsquo;eau qu&rsquo;il n&rsquo;en tombe\u00a0\u00bb, avertit l&rsquo;expert, se basant sur les relev\u00e9s effectu\u00e9s dans son unit\u00e9 exp\u00e9rimentale de 34 hectares de vigne en bord de M\u00e9diterran\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Sur cette parcelle, l&rsquo;ing\u00e9nieur \u00e9tudie cinq croisements entre vignes \u00e0 vin et raisins de table qui avaient \u00e9t\u00e9 plus ou moins oubli\u00e9s et \u00ab\u00a0qui m\u00fbrissent \u00e0 environ 11 degr\u00e9s\u00a0\u00bb.<\/span><br \/>\n<span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\"> Au conservatoire de Plaimont, Nadine Raymond a, elle, d\u00e9couvert le \u00ab\u00a0vitis vinifera N\u00b05\u00a0\u00bb, qui ne titre que 10 degr\u00e9s.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Mais elle a \u00e9galement mis la main sur un autre miracle, le bien-nomm\u00e9 \u00ab\u00a0tardif\u00a0\u00bb, qui m\u00fbrit \u00ab\u00a0une dizaine de jours plus tard\u00a0\u00bb que le tannat. \u00ab\u00a0Il est donc tout \u00e0 fait id\u00e9al\u00a0\u00bb car le r\u00e9chauffement climatique, qui acc\u00e9l\u00e8re le m\u00fbrissement, a d\u00e9j\u00e0 provoqu\u00e9 une avanc\u00e9e de deux \u00e0 trois semaines des vendanges sur le dernier quart de si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Le potentiel de d\u00e9couvertes ne s&rsquo;arr\u00eate pas au sud-ouest. Sur les 6.000 c\u00e9pages existants dans le monde (sans compter les hybrides), dont 550 en France, seuls 1.200 sont en production (237 dans l&rsquo;Hexagone).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Ainsi, \u00e0 l&rsquo;Inra Vassal (H\u00e9rault), dans la plus grande banque g\u00e9n\u00e9tique mondiale de la vigne o\u00f9 sont plant\u00e9s plus de 2.700 c\u00e9pages de 54 pays, \u00ab\u00a0il s&rsquo;\u00e9coule deux mois entre le premier et le dernier qui m\u00fbrit\u00a0\u00bb, explique Thierry Lacombe, co-responsable scientifique de Vassal et ing\u00e9nieur de recherche \u00e0 l&rsquo;Inra de Montpellier.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">\u00ab\u00a0Cela laisse une formidable gamme de variabilit\u00e9, une grande r\u00e9serve de diversit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: verdana, geneva, sans-serif; font-size: 12pt;\">Avec AFP<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>S\u00e9cheresse et chaleur : le r\u00e9chauffement climatique br\u00fble la vigne. Mais l&rsquo;avenir pourrait bien se trouver dans le pass\u00e9 : les vignerons d\u00e9couvrent que les c\u00e9pages ancestraux, sacrifi\u00e9s sur l&rsquo;autel du rendement, sont en fait plus r\u00e9sistants. Sur une petite parcelle nich\u00e9e entre ch\u00e2teaux et villages gersois, au milieu des champs de bl\u00e9 au chaume grill\u00e9 par le soleil, quelques rang\u00e9es de vignes hautes abritent 37 c\u00e9pages. \u00ab\u00a0Plant de Cauzette\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0N\u00b05\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0tardif\u00a0\u00bb, etc. Certains portent des noms qui tutoient le Moyen-Age. D&rsquo;autres, estampill\u00e9s \u00ab\u00a0inconnus\u00a0\u00bb, n&rsquo;ont pour l&rsquo;instant qu&rsquo;un num\u00e9ro. Ils ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverts lors de prospections d\u00e9but\u00e9es d\u00e8s les ann\u00e9es 90, puis amen\u00e9s \u00e0 Loussous-D\u00e9bat (Gers), dans un conservatoire d\u00e9tenu par la coop\u00e9rative Plaimont, qui produit 40 millions de bouteilles par an. C&rsquo;est dans ce mus\u00e9e vivant de la vigne, le plus grand de France \u00e0 fonds priv\u00e9, que s&rsquo;invente l&rsquo;avenir du vin. On y teste des c\u00e9pages qui sont autant de tr\u00e9sors oubli\u00e9s, certains retrouv\u00e9s dans des vignes datant d&rsquo;avant la crise du phylloxera, qui a d\u00e9cim\u00e9 la viticulture au XIXe si\u00e8cle. \u00ab\u00a0Avant le phylloxera, il y avait beaucoup plus de c\u00e9pages. 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Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est une v\u00e9ritable r\u00e9surrection. \u00ab\u00a0On en a retrouv\u00e9 quelques pieds et on a d\u00e9couvert qu&rsquo;il s&rsquo;adapte au r\u00e9chauffement climatique\u00a0\u00bb, explique la chercheuse de Plaimont, qui produit 98% de l&rsquo;appellation Saint-Mont et 48% des Madiran. 2,5 degr\u00e9s en plus depuis 1984 Le manseng noir fait \u00ab\u00a0moins d&rsquo;alcool\u00a0\u00bb, explique Mme Raymond. Alors que le tannat, c\u00e9page dominant des vins gersois, \u00ab\u00a0peut atteindre parfois 16 degr\u00e9s\u00a0\u00bb, soit un taux d\u00e9j\u00e0 maximal, pr\u00e9cise Andr\u00e9 Dubosc. Or le r\u00e9chauffement a d\u00e9j\u00e0 fait augmenter le taux d&rsquo;alcool de 2,5 points entre 1984 et 2015, selon une \u00e9tude du laboratoire Dubernet r\u00e9alis\u00e9e sur un \u00e9chantillon de vins du Languedoc-Roussillon. 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Mais elle a \u00e9galement mis la main sur un autre miracle, le bien-nomm\u00e9 \u00ab\u00a0tardif\u00a0\u00bb, qui m\u00fbrit \u00ab\u00a0une dizaine de jours plus tard\u00a0\u00bb que le tannat. \u00ab\u00a0Il est donc tout \u00e0 fait id\u00e9al\u00a0\u00bb car le r\u00e9chauffement climatique, qui acc\u00e9l\u00e8re le m\u00fbrissement, a d\u00e9j\u00e0 provoqu\u00e9 une avanc\u00e9e de deux \u00e0 trois semaines des vendanges sur le dernier quart de si\u00e8cle. Le potentiel de d\u00e9couvertes ne s&rsquo;arr\u00eate pas au sud-ouest. Sur les 6.000 c\u00e9pages existants dans le monde (sans compter les hybrides), dont 550 en France, seuls 1.200 sont en production (237 dans l&rsquo;Hexagone). Ainsi, \u00e0 l&rsquo;Inra Vassal (H\u00e9rault), dans la plus grande banque g\u00e9n\u00e9tique mondiale de la vigne o\u00f9 sont plant\u00e9s plus de 2.700 c\u00e9pages de 54 pays, \u00ab\u00a0il s&rsquo;\u00e9coule deux mois entre le premier et le dernier qui m\u00fbrit\u00a0\u00bb, explique Thierry Lacombe, co-responsable scientifique de Vassal et ing\u00e9nieur de recherche \u00e0 l&rsquo;Inra de Montpellier. \u00ab\u00a0Cela laisse une formidable gamme de variabilit\u00e9, une grande r\u00e9serve de diversit\u00e9\u00a0\u00bb. 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